Limoges. L’application PARK NOW, l’autre solution pour régler son stationnement

Pourquoi les horodateurs ne fonctionnent pas à Limoges ?

Article d’Aline Combrouze paru dans Le Populaire du Centre

Limoges, le 26 septembre 2020

Les horodateurs de Limoges ne fonctionnent pas. C’est le constat de nombreux usagers qui se cassent la tête pour pouvoir régler leur place de parking dans plusieurs endroits de la ville, contraints de tenter leur chance sur plusieurs machines avant de pouvoir payer leur stationnement ou de laisser tomber, prenant le risque de recevoir un PV. Une situation absurde et vécue comme une injustice.

Ce vendredi 25 septembre, les automobilistes se garent sur le parking du Champ-de-Juillet à Limoges. Devant l’un des deux horodateurs situés sur le côté du parking, en bordure du parc, Sofiane tâtonne, planté devant la machine. Monnaie en main, il aimerait plutôt bénéficier des trente minutes gratuites. « J’ai une course à faire, je n’en ai pas pour longtemps. J’appuie sur le bouton vert pour avoir le ticket gratuit ? ». Cela ne fonctionne pas. « Bon… Je vais mettre quelques sous. » 1,50 euros plus tard, Sofiane saisit sa plaque d’immatriculation. Mais le message « paiement annulé » s’affiche. « A chaque fois c’est pareil ! Ça ne marche pas ! Et je me prends des PV pour rien ! Ce sont des voleurs ! », s’agace soudainement le jeune homme. Sofiane confie « se retrouver devant l’incompréhension des agents de la police municipale qui ne veulent rien savoir » quand l’horodateur ne fonctionne pas. « Ils me verbalisent et me disent d’appeler l’assistance. Mais moi je ne vois pas de numéro pour appeler ! »

« Le clignotant indique que la machine est en panne »

Entre temps, à cette borne 402 du Champ-de-Juillet, Virginie et Marie-France sont arrivées et patientent en attendant leur tour. Virginie, qui travaille dans le secteur, se gare quotidiennement sur le parking. Elle a trouvé une astuce pour ne pas être verbalisée. « Cette borne ne fonctionne pas. La seule solution que j’ai trouvée est de prendre en photo la machine et de surtout prendre l’instant où le clignotant orange s’allume. Car vous voyez, le clignotant indique que la machine est en panne. Et cet horodateur est spécifique à cette partie de parking uniquement. »

Virginie a échappé aux contraventions en apportant la preuve de la photo. Mais pour cette professionnelle, la démarche doit être réalisée régulièrement et n’est pas des plus pratiques. Virginie prend en photo l’horodateur en panne pour échapper à la contravention.

Marie-France, en vacances à Limoges, découvre ainsi les horodateurs de la ville. Faisant le constat que la machine est en panne, elle se rend à la borne d’à côté, n°401, bien qu’elle soit garée à l’autre bout du parking. Sur place, un monsieur tâtonne aussi. « Je comprends jamais comment ça marche. Il me fait encore « paiement annulé » ! » L’homme s’en va agacé. Marie-France se lance.

Elle insère 1.50 euros dans la machine, le tarif spécial du parking du Champ-de-Juillet pour la journée. Mais bizarrement le compte n’y est pas. « Pourquoi il m’indique 1.40 ? Je vais remettre 10 centimes de plus… » Marie-France parvient à saisir sa plaque d’immatriculation et le ticket sort. Notre touriste a le sourire. « Je l’ai ! ». Un bruit de pièce se fait entendre. « Et ça me rends mes 10 centimes ! Bizarre. Mais ça marche ! »

Au même instant, à l’autre borne 402, un technicien vient d’ouvrir la machine. Depuis le matin même, il a réparé une quinzaine d’appareils dans le centre-ville de Limoges. « Vous faites un reportage sur les horodateurs ? Il faut préciser que les actes de vandalisme sont nombreux… » Nicolas travaille pour la société de maintenance et réparation des horodateurs de Limoges EFFIA, sous-traitant pour la Ville.

« Arrêtez de taper les touches avec vos clés ! »

« Nous intervenons régulièrement pour régler les petites pannes habituelles. Mais là, nous sommes confrontés à un nombre important d’actes de vandalisme à plusieurs endroits de la ville. Si je dois faire passer un premier message : arrêtez de taper les touches avec vos clés ! Les usagers craignent d’utiliser les touches avec leurs mains. Mais les clés détériorent le circuit imprimé qui se trouve derrière, à l’intérieur. La touche verte de validation est la principale concernée. »

Les « nombreux » actes de vandalisme coûtent cher

Nicolas indique que le remplacement d’une pièce peut grimper jusqu’à 800 euros, sans compter la main d’œuvre à la charge de la société. Mais ce n’est pas le seul problème. « Nous constatons que certaines touches des pavés numériques sont complètement défoncées sur plusieurs horodateurs à différents secteurs du centre-ville. Il est alors impossible de saisir sa plaque d’immatriculation, et de régler son stationnement. » Selon notre technicien, la société de maintenance et de réparation EFFIA aurait subi pour 100.000 euros d’actes de vandalisme en 2019  et 40.000 euros cette année portant sur les horodateurs de Limoges. Un « seuil de vandalisme dépassé pour notre société », précise Nicolas.

EFFIA négocie actuellement avec la ville de Limoges afin que cette dernière prenne en charge les frais de réparation. « Un plaisantin donne des coups-de-poing dans plusieurs horodateurs de la ville. Cela fait trois ans que ça dure et rien n’est fait

pour que ça change malgré les caméras de surveillance. » Des coups-de-poing sont portés sur les pavés numériques à plusieurs endroits du centre-ville, empêchant de saisir les plaques d’immatriculation. Ici au parking rue de la Réforme.  Le remplacement de cette pièce se trouvant derrière la touche défoncée coûterait 600 euros pour la société EFFIA.

Contacté par téléphone, nous n’avons pas réussi à joindre le responsable de Nicolas afin d’obtenir une confirmation sur ces chiffres. Mais la ville de Limoges informe que des négociations sont effectivement en cours avec la société EFFIA afin de prendre en charge une partie des frais de réparation nécessaires au bon fonctionnement des horodateurs sans en préciser davantage. Pour limiter les coûts, la Ville réfléchit à un « nouveau processus de réparation moins coûteux et plus rapide ».

« Les enquêtes sont en cours pour identifier le ou les auteurs des faits »

Les actes de vandalisme sur les horodateurs de Limoges sont récurrents et posent « un vrai problème » : une ou plusieurs personnes mettent hors service les machines. Un phénomène qui se serait accentué avec les manifestations des Gilets jaunes selon Cyril Sarlin, directeur sécurité, prévention et salubrité pour la ville de Limoges.

« Je ne peux pas vous donner de chiffres sur l’augmentation de ces actes de vandalisme mais les enquêtes sont en cours pour identifier le ou les auteurs des faits. Les actes sont réalisés de manière aléatoire. Ceux qui font cela ont repéré nos caméras et opèrent sur des secteurs non filmés. Mais nous ne pouvons pas installer des caméras partout et en même temps. »

« Si tous les horodateurs d’un même secteur ne fonctionnent pas, nos agents ne verbalisent pas »

Certains usagers dénoncent « l’injustice » de recevoir une contravention parce qu’ils n’ont pas réussi à se servir de la machine, ou – dans la plupart des cas – parce qu’ils se retrouvent dans l’impossibilité de payer leur stationnement face à un horodateur défectueux.

Cyril Sarlin apporte des précisions et se veut pédagogique. « Des agents de surveillance de voie publique, rattachés à la police municipale, contrôlent régulièrement l’état de marche des horodateurs sur chaque secteur de la ville. Si tous les horodateurs d’un même secteur ne fonctionnent pas, nos agents ne verbalisent pas. Si l’horodateur le plus proche de la machine en panne fonctionne, l’usager doit y régler son stationnement. »

Quant au nombre de contraventions donné ces derniers mois – non précisé – celui-ci ne serait pas lié à la défaillance des horodateurs, Cyril Sarlin rappelant par ailleurs que « pendant toute la durée du confinement, le stationnement était gratuit. »

En attendant, pour régler un stationnement depuis un horodateur, l’usager n’a pas d’autre choix que de se rendre à la machine la plus proche de celle qui est en panne, si celle-ci fonctionne. Sinon, il faut s’armer de patience et tenter le troisième ou le quatrième horodateur situé à proximité du parking.

L’application ParkNow, l’autre solution pour régler son stationnement

« Nous avons un parc de 290 horodateurs, dont une quarantaine ajoutée en 2016 sur les secteurs Montmailler et avenue du Midi. Les machines sont exposées à l’extérieur, 24 heures sur 24, et s’abîment. Je rappelle aux personnes qui ne souhaitent pas utiliser leurs mains pour taper les touches, qu’elles ont la possibilité de payer par carte bancaire avec le sans contact, et qu’il existe l’application ParkNow », indique Catherine Lorthois, directrice du domaine public à la ville de Limoges. L’application ParkNow, téléchargeable gratuitement, permet de régler votre stationnement depuis le téléphone. Le système peut se révéler plus simple pour certains d’entre vous. « Les gens ne prennent pas le temps de lire les indications fournies sur l’horodateur. Ils ont tendance à vite s’agacer », poursuit Catherine Lorthois.

Mais il faut bien reconnaître qu’il n’est pas toujours facile de s’y retrouver parmi les informations indiquées sur l’horodateur, entre les différents modes de paiement, les tarifs des zones tempo, rapido, les modalités de paiement pour l’abonnement du résident, du professionnel, le tarif spécial unique du Champ-de-Juillet, la gratuité des trente minutes indiquées sur certains horodateurs… Autant de procédures différentes à réaliser pour les usagers sur des machines qui restent identiques.

La saisie de la plaque d’immatriculation est « légale et obligatoire ».

Vous êtes nombreux à courir depuis l’horodateur jusqu’à votre voiture pour vous rappeler les numéros de votre plaque d’immatriculation en pleine saisie afin de régler votre stationnement. C’est là que la procédure, annulée, est à recommencer ! Quelle perte de temps… Mais la saisie de l’immatriculation est obligatoire et se réalise dans toutes les villes de France.
Les policiers ont un logiciel connecté à une base de données, elle-même reliée aux horodateurs de la ville et à l’application mobile ParkNow. La plaque d’immatriculation les renseigne si l’usager de la voiture a payé son stationnement ou non.
Concernant les horodateurs, le ticket de stationnement n’est alors plus nécessaire.

La saisie « légale et obligatoire » de la plaque d’immatriculation fait également référence aux nouvelles règles de la décentralisation du stationnement payant et du forfait de post-stationnement. Si vous avez payé pour une heure et qu’au bout de deux heures vous n’êtes toujours pas revenu à votre voiture, la plaque d’immatriculation vous identifie et informe les agents que vous avez déjà payé pour une heure. Ce temps vous sera déduit de votre contravention.

 

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